Il y a bien ces poteaux rouges et blancs, posés sur les dunes, qui bornent un semblant de chemin. Il y a aussi ces rares traces de pneus qui disparaissent sous les bourrasques de sable.
Mais rien de plus pour baliser la seule piste de 200 km qui, depuis Tijikja, relie le monde à Tichitt, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco perdue dans le désert du centre de la Mauritanie.
Les véhicules sont rares sur cet axe. “Il arrive qu’on passe un mois sans qu’aucune voiture ne vienne”, dit à l'AFP Chérif Mokhtar Mbaka, professeur d’anglais au lycée communal.
Plantée en haut d’une petite colline au milieu d’un désert de roches noires, Tichitt la vieille est faite de maisons de pierre grise à l’architecture unique en son genre et de rues de sable.